Le visa d’affaires pour Singapour expliqué : guide juridique 2026 pour les investisseurs et entrepreneurs étrangers

Passeport ouvert avec tampon, avion miniature et carte du monde illustrant le visa affaire Singapour et les voyages d’affaires internationaux

Singapour ouvre ses portes aux entreprises, mais un mauvais visa peut rapidement les refermer

Singapour est l’un des centres d’affaires les plus puissants au monde. Les investisseurs s’y rendent pour conclure des accords. Les entrepreneurs explorent les possibilités d’expansion. Les cadres gèrent la croissance régionale. Pourtant, de nombreux professionnels se méprennent sur le visa d’affaires pour Singapour. Ils supposent qu’il autorise les opérations commerciales. Ce n’est pas le cas. L’entrée à Singapour à des fins commerciales est réglementée et strictement contrôlée. Une stratégie de visa inadaptée peut entraîner un refus d’entrée, des problèmes de conformité ou perturber les plans d’affaires.

D’un point de vue juridique, l’entrée pour des activités commerciales relève de la loi sur l’immigration (chap. 133), appliquée par l’Autorité de l’immigration et des points de contrôle. Cependant, dès lors que l’activité d’un visiteur s’apparente à un emploi ou à une activité de gestion opérationnelle, la loi sur l’emploi de main-d’œuvre étrangère s’applique sous l’égide du ministère de la Main-d’œuvre. Cette distinction juridique précise ce que le visa d’affaires pour Singapour autorise effectivement. Il permet des visites commerciales de courte durée. Il ne confère pas le droit de travailler ni de diriger une entreprise au niveau local.

Pour les entrepreneurs et les cadres internationaux, cette distinction est essentielle. Le visa d’affaires pour Singapour doit être considéré comme un outil d’entrée stratégique, et non comme une solution pour créer une entreprise. Une structuration adéquate dès le départ protège votre mobilité, votre réputation et vos projets à long terme à Singapour. Ce guide explique le champ d’application juridique, les limites et les voies appropriées lorsque votre présence commerciale dépasse le cadre des visites de courte durée.

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Table des matières

Qu’est-ce qu’un visa d’affaires pour Singapour ?

Le visa d’affaires pour Singapour désigne une autorisation d’entrée de courte durée permettant aux ressortissants étrangers de se rendre à Singapour à des fins commerciales spécifiques. Légalement, il relève du régime des visites de courte durée régi par la loi sur l’immigration, plutôt que de l’immigration professionnelle.

Il autorise des activités telles que la participation à des réunions, la négociation de contrats, la participation à des conférences, la recherche d’opportunités d’investissement et la réalisation d’études de marché. Le visiteur demeure un voyageur d’affaires au sens de la loi.

Toutefois, ce statut est soumis à des restrictions strictes. Il ne permet pas d’effectuer des tâches opérationnelles courantes, de gérer une entreprise basée à Singapour ou de fournir des services au niveau local. Dès lors que l’activité s’apparente à un emploi ou à des opérations commerciales quotidiennes, un permis de travail approprié est légalement requis.

Singapour n’utilise pas officiellement le terme « visa d’affaires » comme catégorie d’immigration distincte. Dans la pratique, l’entrée est accordée grâce à un visa d’entrée (lorsqu’il est requis) combiné à un permis de visite de courte durée délivré à l’arrivée. L’expression « visa d’affaires pour Singapour » est donc un terme pratique employé par les professionnels pour désigner ce cadre juridique.

Qui a besoin d’un visa d’affaires pour Singapour ?

Ressortissants exemptés de visa

Les citoyens de nombreux pays peuvent entrer à Singapour sans faire de demande préalable. Ils reçoivent, à leur arrivée, un permis de séjour de courte durée pour mener des discussions commerciales. Cependant, ce sont les agents de l’immigration qui décident de la durée finale du séjour. (Par exemple : Belgique, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, etc.)

Ressortissants soumis à l’obligation de visa

Les ressortissants d’autres pays doivent déposer une demande avant leur départ. Dans ces cas, l’autorisation d’entrée délivrée par une mission diplomatique singapourienne constitue la forme pratique du visa d’affaires pour Singapour. Sans celle-ci, les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement.

C’est donc la nationalité qui détermine si le visa d’affaires pour Singapour doit être obtenu à l’avance. (Par exemple : Russie, Ukraine, Algérie, Maroc, etc.)

Exigences légales pour obtenir un visa d’affaires pour Singapour

Les demandeurs doivent préparer soigneusement les documents requis.

Documents essentiels

  1. Formulaire 14A rempli (formulaire de demande de visa d’entrée à Singapour)
  2. Passeport valide pendant au moins six mois
  3. Photographie récente conforme aux normes officielles
  4. Itinéraire de voyage
  5. Lettre de l’entreprise expliquant l’objet du voyage d’affaires
  6. Lettre de présentation d’un sponsor ou d’un contact de l’entreprise à Singapour

Les autorités peuvent demander des preuves supplémentaires. Les demandeurs doivent donc s’assurer que leurs documents sont cohérents avec l’objet de leur visite.

Délai de traitement

Le traitement prend généralement plusieurs jours ouvrables. Cependant, les périodes de forte affluence peuvent entraîner des retards. Une préparation anticipée réduit les risques.

Validité

Un visa d’affaires pour Singapour peut autoriser une ou plusieurs entrées. Toutefois, la durée de séjour autorisée est déterminée à la frontière et n’est pas garantie par le visa lui-même.

Activités autorisées dans le cadre d’un visa d’affaires

Le visa couvre uniquement les activités commerciales non opérationnelles.

  1. Participation à des réunions
  2. Négociations de contrats
  3. Conférences et salons professionnels
  4. Recherche d’investissements
  5. Études de marché

Ces activités restent de nature observationnelle ou consultative.

Activités interdites dans le cadre d’un visa d’affaires pour Singapour

C’est là que la conformité juridique devient essentielle. Le visa d’affaires pour Singapour n’autorise pas :

  1. L’emploi local
  2. La perception d’un salaire d’une entité singapourienne
  3. La gestion des opérations commerciales quotidiennes
  4. L’exercice de fonctions de direction dans une entreprise
  5. La résidence de longue durée

L’utilisation du visa au-delà de ces limites peut entraîner des sanctions.

Comment demander un visa d’affaires pour Singapour

La demande d’un visa d’affaires pour Singapour nécessite une préparation adéquate et une compréhension claire de l’objectif du visiteur. Bien que le terme « visa d’affaires » soit couramment utilisé, le processus s’inscrit dans le cadre des visites de courte durée à Singapour, géré par l’Autorité de l’immigration et des points de contrôle (ICA) et par les missions diplomatiques de Singapour à l’étranger.

Étape 1 : déterminer si un visa est nécessaire

La première étape consiste à vérifier si la nationalité du voyageur nécessite un visa d’entrée. Les ressortissants exemptés de visa peuvent voyager directement et obtenir un permis de séjour de courte durée à leur arrivée. Les ressortissants soumis à l’obligation de visa doivent obtenir une autorisation d’entrée avant leur départ. Les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement sans visa approuvé lorsque cela est nécessaire.

Étape 2 : Trouver un parrain à Singapour (si nécessaire)

La plupart des demandes de visa d’affaires pour Singapour nécessitent un contact local. Il s’agit généralement :

L’entité locale fournit une lettre d’introduction (LOI), également appelée formulaire V39A. Ce document confirme l’objectif commercial de la visite et atteste de la crédibilité du demandeur.

Étape 3 : préparer les documents essentiels

Les demandeurs doivent préparer un dossier cohérent et professionnel, comprenant :

  • Le formulaire de demande de visa dûment rempli
  • Un passeport valide pendant au moins six mois
  • Une photo d’identité récente conforme aux normes
  • L’itinéraire de voyage
  • Une lettre de l’entreprise expliquant l’objet du voyage
  • La lettre de recommandation du parrain singapourien

Les autorités peuvent demander des documents supplémentaires en fonction du profil du demandeur et de ses antécédents de voyage.

Étape 4 : soumettre la demande

Les demandes sont généralement soumises :

  • Par l’intermédiaire d’une ambassade ou d’un consulat de Singapour
  • Par l’intermédiaire d’un agent de visa agréé
  • Par l’intermédiaire d’un contact local agréé à Singapour

Les procédures varient selon les pays, mais la soumission se fait généralement par voie électronique ou par l’intermédiaire d’un intermédiaire agréé plutôt que directement à l’aéroport.

Étape 5 : Attendre le traitement

Le traitement prend généralement plusieurs jours ouvrables. Cependant, les périodes de pointe ou les contrôles de sécurité peuvent allonger les délais. Une demande précoce réduit le risque de retards sur les calendriers commerciaux.

Étape 6 : se préparer à l’inspection à la frontière

Même avec un visa approuvé, l’entrée finale est déterminée par les agents d’immigration au point de contrôle. Les voyageurs doivent être en possession des documents suivants :

  • Lettre d’invitation professionnelle
  • Détails de la réunion ou de l’événement
  • Preuve du voyage de retour
  • Preuve de fonds suffisants

L’agent délivrera un Short-Term Visit Pass (permis de séjour de courte durée), qui définit la durée autorisée du séjour.

Lorsque le visa d’affaires ne suffit pas

Les entrepreneurs entrent souvent à Singapour avec un visa d’affaires afin d’explorer les opportunités du marché, de rencontrer des partenaires ou d’évaluer les conditions d’investissement. À ce stade, leurs activités s’inscrivent dans le cadre des visites de courte durée régies par la loi sur l’immigration (chap. 133) et administrées par l’Autorité de l’immigration et des points de contrôle. Cependant, la situation juridique change dès que la nature de l’activité évolue des discussions commerciales exploratoires à une implication opérationnelle sur le territoire singapourien.

Dès qu’un ressortissant étranger commence à diriger une entreprise, à superviser du personnel, à fournir des services ou à exercer des fonctions exécutives au niveau local, la question ne relève plus uniquement des règles d’entrée en matière d’immigration. Elle relève du champ d’application de la loi sur l’emploi de main-d’œuvre étrangère (EFMA), qui régit le travail et les activités commerciales exercés par les étrangers à Singapour. À ce stade, un permis de travail délivré par le ministère de la Main-d’œuvre devient légalement obligatoire, que la personne perçoive un salaire à Singapour ou à l’étranger.

Ce seuil légal repose sur la nature de l’activité, et non sur le titre du poste ou la structure contractuelle. Par conséquent, le visa d’affaires pour Singapour ne sert qu’à une mobilité à court terme. Il ne peut servir de base juridique pour le contrôle opérationnel, la gestion d’entreprise ou les fonctions génératrices de revenus exercées à Singapour.

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Visa d’affaires pour Singapour pour les résidents vivant en Thaïlande

De nombreux demandeurs de visa d’affaires pour Singapour résident en Thaïlande tout en menant des activités commerciales à l’international. Cette situation soulève des questions pratiques et juridiques. Cependant, le fait de résider en Thaïlande ne modifie en rien la loi singapourienne sur l’immigration. Les autorités évaluent l’entrée en fonction de la nationalité, du motif du voyage et des antécédents en matière de conformité.

La nationalité détermine les exigences en matière de visa

Singapour évalue la nécessité d’un visa d’affaires pour Singapour en fonction du passeport détenu, et non de la résidence du demandeur en Thaïlande. Par conséquent, un ressortissant étranger résidant à Bangkok, à Phuket ou à Chiang Mai ne bénéficie pas d’un accès simplifié. Si la nationalité requiert un visa, l’obligation demeure la même. Si la nationalité est exemptée de visa, les règles d’entrée standard s’appliquent exactement comme pour tout autre pays.

La résidence en Thaïlande n’a aucun effet juridique sur l’étendue des activités autorisées dans le cadre d’un visa d’affaires pour Singapour. Les règles en matière de visa demeurent identiques, quel que soit le lieu de résidence du voyageur.

Demande auprès des autorités singapouriennes en Thaïlande

Les résidents en Thaïlande font généralement leur demande auprès de l’ambassade de Singapour ou d’agents de visa agréés à Bangkok. Dans ce contexte, les autorités peuvent examiner la stabilité de l’immigration du demandeur en Thaïlande dans le cadre d’une évaluation globale de la crédibilité, mais cela ne modifie pas les limites légales d’un visa d’affaires pour Singapour.

Pas de droits spéciaux de mobilité au sein de l’ANASE

Certains demandeurs estiment que la géographie de l’ANASE facilite l’accès aux voyages d’affaires. Cette hypothèse est erronée. Les cadres de l’ANASE n’accordent pas automatiquement des droits d’entrée ni de mobilité commerciale. Chaque État conserve le contrôle total sur son régime d’immigration. Par conséquent, l’évaluation juridique d’un visa d’affaires pour Singapour demeure strictement régie par la loi singapourienne.

Historique des voyages et fréquence des visites

Les demandeurs basés en Thaïlande voyagent souvent dans la région. Les autorités de l’immigration peuvent examiner les habitudes de voyage afin de confirmer que les visites à Singapour restent de courte durée et à des fins professionnelles. Des entrées fréquentes, combinées à des séjours prolongés, peuvent soulever des questions si le schéma ressemble à un emploi ou à une gestion opérationnelle. La cohérence entre l’objectif déclaré et le comportement réel en matière de voyage renforce la crédibilité.

Les voyages fréquents entre la Thaïlande et Singapour peuvent attirer l’attention si le profil suggère une implication opérationnelle continue plutôt que des visites d’affaires occasionnelles. Les autorités de l’immigration évaluent la substance de l’activité, et non les étiquettes de voyage. Des entrées répétées de courte durée ne peuvent légalement remplacer un permis de travail lorsque la personne effectivement exerce des fonctions commerciales liées à Singapour.

Impact de la conformité à la législation thaïlandaise en matière d’immigration

Bien que la conformité thaïlandaise ne détermine pas légalement les décisions d’immigration de Singapour, un historique de séjours prolongés ou d’irrégularités de visa peut affecter l’évaluation globale de la crédibilité d’un voyageur. Le contrôle de l’immigration repose sur l’évaluation des risques et la cohérence du statut juridique entre les juridictions renforce le profil du demandeur.

Mythe de la gestion à distance

Certains entrepreneurs résidant en Thaïlande estiment pouvoir légalement gérer une société singapourienne « à distance » tout en entrant à Singapour avec un visa d’affaires. Cette hypothèse est erronée. Le facteur déterminant n’est pas la résidence, mais le fait que des fonctions exécutives, managériales ou génératrices de revenus soient liées au territoire singapourien. La présence physique, combinée au pouvoir décisionnel, peut être considérée comme une activité commerciale, nécessitant un permis de travail en vertu de la loi singapourienne.

Quand un visa d’affaires pour Singapour doit-il être remplacé par un EntrePass

Lorsque l’activité commerciale dépasse les limites d’un visa d’affaires pour Singapour, les fondateurs étrangers doivent passer à un statut de travail structuré. La voie la plus pertinente pour les entrepreneurs est l’EntrePass, géré par le ministère de la Main-d’œuvre dans le cadre juridique régissant la main-d’œuvre étrangère et l’activité commerciale à Singapour. Si l’entrée dans le pays est réglementée par la loi sur l’immigration (chapitre 133) , le droit d’exercer une activité entrepreneuriale ou managériale relève de la législation relative aux autorisations de travail étrangères.

L’EntrePass est destiné aux entrepreneurs étrangers qui ont l’intention de créer et d’exploiter activement une entreprise à Singapour. Il s’applique en particulier aux projets innovants, financés par du capital-risque ou à forte croissance.

Le demandeur doit démontrer la substance de son entreprise, son caractère innovant ou sa capacité d’investissement. Contrairement au visa d’affaires pour Singapour, l’EntrePass offre une base légale pour résider à Singapour tout en dirigeant l’entreprise.

Cette distinction est fondamentale. Le visa d’affaires pour Singapour permet une mobilité commerciale à court terme. L’EntrePass établit une résidence légale liée à des activités commerciales en cours d’exercice. Par conséquent, dès que l’implication devient managériale ou génératrice de revenus, la conformité en matière d’immigration exige de passer du statut de visiteur à celui d’un permis délivré dans le cadre du régime singapourien relatif à la main-d’œuvre étrangère.

Du visa d’affaires pour Singapour au permis de travail

Singapour applique les lois sur l’immigration et la main-d’œuvre avec une rigueur constante. L’utilisation d’un visa d’affaires pour Singapour au-delà de son champ d’application autorisé peut entraîner des conséquences juridiques en vertu de la loi sur l’immigration (chap. 133) et du cadre réglementaire régissant la main-d’œuvre étrangère. L’autorisation d’entrée ne confère pas le droit d’exercer librement des activités commerciales, et les agents d’immigration conservent le pouvoir discrétionnaire d’évaluer la conformité à tout moment.

Si un ressortissant étranger exerce des activités qui s’apparentent à un emploi, à la gestion d’une entreprise ou à la prestation de services alors qu’il ne dispose que d’un statut de visiteur de courte durée, les autorités peuvent déterminer que cette personne exerce un travail sans autorisation appropriée. De telles situations relèvent du champ d’application de la législation régissant la main-d’œuvre étrangère et peuvent donner lieu à une enquête ou à des sanctions, quel que soit le lieu de paiement du salaire ou de signature du contrat.

Les conséquences peuvent inclure le refus d’entrée à la frontière, l’annulation des permis de visite, des sanctions administratives, l’expulsion de Singapour et d’éventuelles restrictions sur les futurs voyages. Le facteur décisif reste la nature de l’activité exercée sur le territoire singapourien, et non le type de visa. Par conséquent, le visa d’affaires pour Singapour doit être utilisé strictement dans les limites légales, et la structure de l’entreprise doit être évaluée avant le voyage.

Le système COMPASS : ce que les visiteurs d’affaires doivent savoir

Pour tout entrepreneur souhaitant passer d’un visa d’affaires pour Singapour à un permis de travail à long terme (EP), il est essentiel de comprendre le COMPASS (Complementarity Assessment Framework). À partir de 2026, les candidats devront obtenir un minimum de 40 points sur quatre critères principaux :

  • C1. Salaire : doit répondre à des critères spécifiques par rapport aux normes locales PMET.
  • C2. Qualifications : les diplômes doivent provenir d’établissements de premier plan et accrédités.
  • C3. Diversité : des points sont attribués si votre nationalité contribue à la diversité de l’entreprise.
  • C4. Soutien à l’emploi local : l’engagement de l’entreprise à embaucher des Singapouriens est examiné de près.

Remarque stratégique : un visa d’affaires pour Singapour vous permet d’être sur place pour constituer et préparer votre demande, mais c’est le score COMPASS qui détermine votre droit final de séjourner et d’exercer une activité.

Risques de non-conformité

Singapour applique strictement les règles en matière d’immigration. L’utilisation abusive d’un visa d’affaires pour Singapour peut entraîner :

  1. Le refus d’entrée sur le territoire
  2. Des amendes
  3. L’expulsion
  4. Des complications futures en matière de visa

Une planification juridique professionnelle réduit ces risques.

Activités exemptées de permis de travail : La notification électronique 2026

Bien qu’un visa d’affaires pour Singapour interdit généralement le travail opérationnel, le ministère de la Main-d’œuvre (MOM) autorise certaines « activités exemptées de permis de travail » pour de courtes durées. Il s’agit notamment de l’arbitrage, de la mise en place de stands d’exposition ou d’installations techniques spécialisées.

Cependant, le simple fait de détenir un visa d’affaires ne suffit plus en 2026. Pour rester en conformité, vous devez respecter les exigences suivantes :

  • Notification électronique obligatoire : vous devez déposer une notification électronique auprès du MOM après votre arrivée à Singapour, mais avant de commencer toute activité.
  • Documents requis : le dépôt nécessite les détails de votre passeport, le numéro de débarquement/embarquement (DE) de votre permis de visite, ainsi qu’une description claire du lieu de travail et de l’activité.
  • Limite de durée : ces activités sont strictement limitées à un total de 90 jours par année civile.
  • Pré-engagement : vous devez être en mesure de prouver que l’activité a été officiellement demandée par une entité basée à Singapour avant votre arrivée.

Renforcement des contrôles et risques liés au «travail au noir»

En 2026, les autorités singapouriennes ont considérablement renforcé les contrôles dans les bureaux d’entreprise et les espaces de coworking afin de détecter le « travail au noir », c’est-à-dire l’exécution de tâches opérationnelles sous le statut de visiteur.

L’utilisation abusive d’un visa d’affaires pour Singapour ou le défaut de déclaration électronique obligatoire entraîne de graves conséquences juridiques :

  • Pour la personne : annulation immédiate du permis de visite, amendes élevées (jusqu’à 20 000 dollars singapouriens) et interdiction potentielle et permanente de revenir à Singapour.
  • Pour l’entreprise : poursuites en vertu de la loi sur l’emploi de main-d’œuvre étrangère, entraînant de lourdes amendes et un statut de « liste noire » qui lui empêche de parrainer de futurs permis de travail.
  • La règle « la substance prime sur l’étiquette » : les agents de l’immigration évaluent la nature réelle de vos activités quotidiennes. Si votre implication semble de nature managériale ou opérationnelle, l’absence de permis de travail officiel est considérée comme une infraction pénale, quel que soit le lieu où votre salaire est versé.

Conclusion

Un visa d’affaires pour Singapour est un instrument de mobilité, et non une autorisation de travail. Il permet l’accès au marché, les négociations et les discussions commerciales de haut niveau, mais ne permet pas le contrôle opérationnel, la prestation de services ou la gestion d’entreprise sur le territoire singapourien. La limite juridique est définie par la nature de l’activité exercée, et non par le titre du poste, le lieu de paiement ou la formulation du contrat. Dès lors que l’implication devient exécutive, managériale ou génératrice de revenus, la loi singapourienne exige la délivrance d’un permis de travail approprié dans le cadre du dispositif relatif à la main-d’œuvre étrangère.

Pour les entrepreneurs internationaux et les cadres régionaux, la conformité est donc une question de structure, de timing et d’anticipation juridique. L’utilisation d’un visa d’affaires pour Singapour, dans ses limites, protège les droits d’entrée, la crédibilité de l’entreprise et la stratégie d’immigration à long terme. En revanche, une utilisation abusive peut entraîner des refus d’entrée, des sanctions et des restrictions futures. Une séparation claire entre les visites d’affaires et la présence opérationnelle garantit que Singapour reste une plateforme de croissance plutôt qu’un point d’exposition juridique.

Si vous avez besoin de plus amples informations, vous pouvez prendre rendez-vous avec l’un de nos avocats.

FAQ

Le terme « visa d’affaires pour Singapour » désigne le statut d’immigration à court terme permettant aux ressortissants étrangers d’entrer à Singapour pour des visites commerciales telles que des réunions, des négociations, des conférences et des explorations d’investissement. Il n’autorise ni l’emploi ni les opérations commerciales.

Non. Singapour fonctionne selon un système de visa d’entrée et de permis de séjour de courte durée. L’expression « visa d’affaires pour Singapour » est couramment utilisée dans la pratique pour désigner l’autorisation de voyage d’affaires de courte durée.

Non. Un visa d’affaires pour Singapour ne permet pas de travailler, de percevoir un salaire auprès d’une entité singapourienne ou de fournir des services localement. Les activités professionnelles nécessitent un permis de travail valide délivré par le ministère de la Main-d’œuvre.

La durée du séjour autorisée est fixée par les agents d’immigration à l’entrée. Un visa d’affaires pour Singapour ne garantit pas une durée fixe et les prolongations ne sont pas automatiques.

Non. La gestion active, la supervision du personnel ou la gestion des opérations quotidiennes dépasse le cadre autorisé par un visa d’affaires pour Singapour. Une telle implication nécessite un permis de travail approprié.

Les voyageurs exemptés de visa n’ont peut-être pas besoin de déposer une demande à l’avance, mais ils entrent toujours dans le pays avec le statut de visiteur de courte durée. Les restrictions légales liées à un visa d’affaires pour Singapour s’appliquent toujours.

montrent un intérêt juridique direct. La loi thaïlandaise n’exclut pas les entités étrangères de la capacité d’agir en matière administrative. La condition essentielle est l’impact direct.

Oui. Les résidents en Thaïlande peuvent déposer leur demande auprès des autorités singapouriennes présentes dans ce pays. Cependant, l’éligibilité dépend de la nationalité et non du statut de résident thaïlandais.

Non. L’ASEAN ne confère pas automatiquement des droits de mobilité professionnelle. Le visa d’affaires pour Singapour reste régi uniquement par la loi singapourienne sur l’immigration.

L’utilisation abusive peut entraîner un refus d’entrée, des amendes, l’annulation du passeport, l’expulsion ou des difficultés à obtenir un visa à l’avenir.

Les entrepreneurs ont généralement besoin d’un EntrePass. Les cadres employés par des entreprises singapouriennes ont besoin d’un Employment Pass ou d’une autre autorisation de travail. Ceux-ci remplacent le visa d’affaires pour Singapour une fois les activités opérationnelles.