Choisir entre BOI VS Traité d’amitié pour sécuriser votre investissement en Thaïlande

Deux hommes d'affaires se serrant la main — conseil juridique BOI vs Traité d'amitié pour investir en Thaïlande

Le choix entre BOI vs Traité d’amitié représente pour de nombreux investisseurs étrangers le véritable défi : non pas créer une société en Thaïlande, mais choisir la structure juridique qui permettra de contrôler l’entreprise, de sécuriser l’investissement et de soutenir son développement à long terme. Le Foreign Business Act définit les conditions d’accès des étrangers à plusieurs activités, notamment les services, le commerce, certaines opérations de distribution et les secteurs considérés comme sensibles. Ainsi, un investisseur qui souhaite conserver la maîtrise de sa société doit choisir une voie juridique conforme dès le départ. En effet, une structure fragile peut bloquer les licences, les visas, les comptes bancaires et les contrats commerciaux.

Le BOI est l’agence thaïlandaise chargée de promouvoir les investissements dans les secteurs prioritaires. Le BOI ne délivre pas une simple autorisation commerciale générale. Il accorde une promotion d’investissement attachée à une activité déterminée, à un projet identifié et à des conditions précises.

Dans ce contexte, la question BOI vs Traité d’amitié constitue souvent l’une des décisions juridiques les plus importantes pour un investisseur étranger en Thaïlande. Le Board of Investment peut permettre à un projet éligible de bénéficier d’une promotion d’investissement, avec une détention étrangère à 100 %, des avantages fiscaux, des facilités de visa et de permis de travail, ainsi que certains droits non fiscaux. Le Treaty of Amity, conclu entre la Thaïlande et les États-Unis, offre pour sa part un traitement favorable aux investisseurs américains, sous réserve de conditions de nationalité, de contrôle et d’activité.

Le choix BOI vs Traité d’amitié constitue souvent l’une des décisions juridiques les plus importantes pour un investisseur étranger en Thaïlande. Il suppose d’examiner la nationalité de l’actionnaire, l’activité réelle, les licences sectorielles, la fiscalité, le besoin de personnel étranger, la détention éventuelle d’un terrain et la stratégie de croissance. Un régime adapté permet de sécuriser l’exploitation dès l’origine, tandis qu’un choix inapproprié peut entraîner un refus administratif, une requalification de l’activité ou une situation de non-conformité parfois difficile à régulariser.

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Table des matières

Contrôler une société en Thaïlande : le véritable défi juridique des investisseurs étrangers

En Thaïlande, la propriété étrangère ne se résume pas au pourcentage de capital. Elle détermine aussi la capacité légale d’exercer une activité. Une société détenue majoritairement par des étrangers peut être considérée comme étrangère au sens de la Foreign Business Act. Si son activité figure dans les listes réglementées, elle doit obtenir une licence, un certificat ou bénéficier d’une exemption. À défaut, elle peut être irrégulière même si elle existe valablement au registre du commerce.

En pratique, il faut distinguer la Foreign Business License, qui autorise certaines activités restreintes, le Foreign Business Certificate, qui constate une exemption ou un droit particulier, et la promotion BOI, qui accorde des avantages à un projet déterminé. Cette distinction est essentielle, car chaque mécanisme obéit à une procédure, à des conditions et à des effets juridiques différents.

C’est pourquoi la comparaison BOI vs Traité d’amitié doit être analysée avant la création de la société. Certains investisseurs envisagent encore de recourir à des actionnaires thaïlandais de façade afin de contourner les restrictions applicables aux sociétés étrangères. Cette approche doit être évitée, car elle peut fragiliser le contrôle réel de la société, la validité des décisions sociales et la sécurité des actifs. Une structuration sérieuse commence donc par la qualification précise de l’activité et par l’identification de la voie juridique la plus sûre.

BOI : le régime privilégié pour les projets stratégiques soutenus par la Thaïlande

En 2026, les documents officiels du BOI mentionnent encore des avantages majeurs, notamment l’exonération d’impôt sur les sociétés pouvant atteindre treize ans selon les catégories, des réductions fiscales, des exemptions de droits d’importation sur les machines ou matières premières, la détention étrangère à 100 %, la facilitation des visas et permis de travail, ainsi que la possibilité de détenir un terrain lié au projet promu.

Juridiquement, la promotion BOI reste attachée à l’activité approuvée. Une société promue pour du développement logiciel ne doit pas utiliser son certificat pour exercer librement une activité de commerce général non couverte. De même, une société industrielle doit respecter les conditions relatives au capital, aux machines, au calendrier, à la localisation et à la substance du projet. Le certificat BOI confère donc des droits importants, mais il impose également des obligations continues. La société doit veiller à maintenir une cohérence stricte entre l’activité approuvée, l’activité réellement exercée et les déclarations transmises à l’administration.

Traité d’amitié : l’exception américaine aux restrictions de propriété étrangère

Le Traité d’amitié (Treaty of Amity and Economic Relations) entre la Thaïlande et les États-Unis accorde aux citoyens américains et aux sociétés qualifiées comme américaines un traitement favorable. En pratique, il peut permettre à une entreprise américaine de détenir la majorité, voire 100 %, du capital d’une société thaïlandaise dans de nombreux secteurs. Il constitue donc une voie juridique particulièrement attractive lorsque l’investisseur est américain, que la chaîne de détention est conforme et que l’activité envisagée entre effectivement dans le champ du traité.

Toutefois, le Traité d’amitié n’est pas une licence universelle. L’investisseur doit démontrer la nationalité américaine, le contrôle effectif et la conformité de la chaîne de détention. Certaines activités restent exclues, notamment dans les communications, les transports domestiques, certaines fonctions fiduciaires, des activités bancaires, l’exploitation des terres ou ressources naturelles et certains commerces agricoles. Le traité facilite la détention étrangère dans les secteurs couverts, mais il ne dispense ni des licences sectorielles applicables, ni des obligations fiscales, comptables, sociales et réglementaires prévues par le droit thaïlandais.

Le Traité d’amitié ne protège pas une société uniquement parce qu’elle est américaine. L’activité exercée, la structure de contrôle et les secteurs exclus doivent être examinés avec précision. Une société peut donc être américaine au sens du traité BOI vs Traité d’amitié, mais rester soumise à des restrictions si son activité entre dans une exclusion ou nécessite une licence sectorielle distincte.

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BOI vs Traité d’amitié : deux mécanismes juridiques distincts pour une détention étrangère à 100 %

Le BOI et le Traité d’amitié peuvent tous deux conduire à une société contrôlée à 100 % par des étrangers. Pourtant, leurs fondements sont différents. Le BOI accorde un privilège parce que le projet sert les objectifs d’investissement de la Thaïlande. Le Traité d’amitié accorde un traitement favorable parce qu’un traité international protège certains investisseurs américains. Cette différence change l’analyse des risques dans une comparaison BOI vs Traité d’amitié.

Avec le BOI, l’avantage suit l’activité promue. Toute extension d’activité doit donc être vérifiée. Avec le Traité d’amitié, l’avantage suit principalement la nationalité et le contrôle américain, mais il reste limité par les secteurs exclus. Un investisseur américain peut parfois comparer les deux voies. Dans une analyse BOI vs Traité d’amitié, le BOI sera souvent plus intéressant pour une activité technologique, industrielle ou nécessitant des visas facilités. Le Traité d’amitié peut être plus direct pour certains services américains non éligibles au BOI.

Les avantages pratiques : BOI vs Traité d’amitié

Au-delà de la détention du capital, le BOI vs Traité d’amitié : les deux régimes se distinguent principalement par les avantages qu’ils offrent aux entreprises en matière de fiscalité, de permis de travail, de visas et de propriété foncière.

Le BOI peut offrir des incitations fiscales et non fiscales que le Traité d’amitié ne procure pas automatiquement. Selon la catégorie applicable, une société BOI peut obtenir des exonérations fiscales, des droits d’importation réduits ou supprimés, ainsi que des procédures facilitées pour les dirigeants, experts et spécialistes étrangers. Pour une société qui veut recruter des profils internationaux, cette différence BOI vs Traité d’amitié peut être décisive.

Le Traité d’amitié vise surtout à neutraliser certaines restrictions de propriété étrangère au profit des investisseurs américains. Il ne crée pas, à lui seul, un régime fiscal privilégié. La société reste soumise à l’impôt sur les sociétés, à la TVA lorsque les conditions sont réunies, aux retenues à la source, aux obligations comptables et au droit du travail. Sur le foncier, le BOI peut autoriser la détention d’un terrain nécessaire au projet promu. Le Traité d’amitié ne donne pas un droit général d’acheter un terrain en Thaïlande.

Les erreurs juridiques qui peuvent compromettre votre investissement en Thaïlande

La première erreur consiste à créer la société avant d’avoir qualifié l’activité. Beaucoup d’investisseurs enregistrent une société avec un objet social large, puis découvrent que l’activité réelle nécessite une Foreign Business License, une certification liée au traité ou une promotion BOI. Cette inversion des étapes provoque souvent des retards, des coûts supplémentaires et, dans certains cas, une impossibilité temporaire ou durable d’exercer légalement l’activité envisagée.

La deuxième erreur consiste à croire que le BOI vs Traité d’amitié couvre l’intégralité de l’activité. Ces régimes se lisent strictement. Une société BOI doit distinguer ses revenus promus et non promus lorsque cela s’impose. Une société relevant du Traité d’amitié doit vérifier que ses activités ne tombent pas dans les exclusions du traité. La troisième erreur concerne l’actionnariat. Une levée de fonds, un transfert de titres ou une restructuration peut remettre en cause les conditions du régime choisi. Cette conformité joue également un rôle pratique lors de l’ouverture d’un compte bancaire, de l’entrée d’un investisseur, d’une acquisition, d’un audit ou d’une due diligence menée par un partenaire commercial.

BOI vs Traité d’amitié : comment choisir la structure adaptée à votre projet en Thaïlande

Tout d’abord, le choix BOI vs Traité d’amitié repose sur un premier critère : la nationalité de l’investisseur. Dans le cas où l’investisseur n’est pas américain, le Treaty of Amity n’est pas une option directe. Il faut alors examiner l’éligibilité BOI, la Foreign Business License, une structure thaïlandaise réellement conforme ou une activité non restreinte. Si l’investisseur est américain, il faut comparer les deux régimes au regard de l’activité et des objectifs de long terme.

Le deuxième critère est la nature du business. Une activité technologique, médicale, industrielle, de recherche, de fabrication ou à forte valeur ajoutée mérite souvent une analyse BOI. Une activité de services détenue par des Américains peut parfois relever plus simplement du Traité d’amitié. En définitive, dans une comparaison BOI vs Traité d’amitié, la meilleure structure n’est pas celle qui paraît la plus rapide. C’est celle qui sécurise durablement l’exploitation, la croissance et la sortie éventuelle de l’investisseur.

Critères de sélection entre BOI vs Traité d’amitié pour un investissement en Thaïlande

Le tableau ci-dessous permet de visualiser les principales différences entre les deux régimes, sans remplacer une analyse juridique individualisée nécessaire à votre projet d’investissement.

Critère

BOI

Treaty of Amity

Fondement

Promotion d’investissement accordée pour une activité éligible.

Traité bilatéral réservé aux investisseurs américains qualifiés.

Capital étranger

Possible à 100 % si le certificat le prévoit.

Possible à majorité ou 100 % américaine dans les secteurs couverts.

Fiscalité

Avantages possibles selon la catégorie BOI.

Pas d’avantage fiscal automatique.

Visas et permis

Facilités pour dirigeants et experts.

Régime ordinaire, sauf autre dispositif applicable.

Limites

Activité strictement liée au projet promu.

Réservé aux Américains et exclut certains secteurs sensibles.

 

Conclusion

Le choix entre le BOI vs Traité d’amitié engage bien plus qu’une formalité administrative : il détermine la structure juridique de votre société, la sécurité de votre actionnariat et votre conformité à long terme face aux autorités thaïlandaises.

Le BOI convient aux projets stratégiques à forte valeur ajoutée, avec des avantages fiscaux et des facilités de visa en contrepartie d’engagements précis. Le Traité d’amitié offre une voie plus directe aux investisseurs américains dont l’activité entre dans le champ du traité, sans nécessiter de promotion d’investissement.

Dans les deux cas, une analyse juridique préalable reste indispensable. Le cabinet Benoît & Partners accompagne les investisseurs étrangers dans cette démarche, de la structuration initiale jusqu’au suivi de conformité. Contactez nos avocats pour déterminer quelle option correspond à votre projet en Thaïlande.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations, vous pouvez prendre rendez-vous avec l’un de nos avocats.

FAQ

Non. Le BOI peut autoriser une détention étrangère à 100 %, mais seulement si l’activité entre dans une catégorie promue et si le projet respecte les conditions imposées. L’autorisation dépend donc du secteur, du business model, du capital, de la technologie utilisée et de l’intérêt économique pour la Thaïlande.

Non. Le Traité d’amitié bénéficie uniquement aux citoyens américains et aux sociétés qualifiées comme américaines. Dans la comparaison BOI vs Traité d’amitié, un investisseur français, européen ou asiatique ne peut pas utiliser le Traité d’amitié directement. Il devra plutôt étudier le BOI, une Foreign Business License ou une structure thaïlandaise conforme.

Oui. Une société américaine peut choisir le BOI si son activité est éligible. Cette option peut être plus intéressante lorsque le projet nécessite des avantages fiscaux, des facilités de visas, des permis de travail pour experts étrangers ou une reconnaissance institutionnelle plus forte.

Non. Le Traité d’amitié facilite l’accès au marché thaïlandais pour certains investisseurs américains, mais il ne remplace pas toutes les licences sectorielles. Une société devra toujours obtenir les autorisations nécessaires pour les activités réglementées, notamment dans la finance, la santé, l’éducation, le tourisme ou certains services spécialisés.

Elle doit rester prudente. Une société BOI est autorisée pour une activité déterminée. Si elle exerce une activité non couverte par sa promotion, elle peut avoir besoin d’une autorisation distincte. À défaut, elle risque de perdre certains avantages ou d’être considérée comme non conforme.

Non. Les avantages BOI varient selon la catégorie de promotion. Certains projets bénéficient d’exonérations d’impôt sur les sociétés, tandis que d’autres obtiennent surtout des avantages non fiscaux, comme la propriété étrangère, les visas, les permis de travail ou l’importation facilitée de machines.

En principe, non. Le Traité d’amitié ne donne pas un droit général d’acquérir un terrain. Les règles thaïlandaises sur la propriété foncière étrangère restent applicables. Une analyse spécifique reste donc indispensable avant toute acquisition immobilière.

Oui. C’est l’un des avantages distinctifs du BOI dans une comparaison BOI vs Traité d’amitié : le BOI facilite les visas et permis de travail des dirigeants, experts et techniciens étrangers. Toutefois, ces facilités restent liées au projet promu et aux fonctions réellement nécessaires à l’activité.

Oui. Un changement d’actionnariat peut poser problème dans les deux régimes BOI vs Traité d’amitié. Pour le BOI, il faut vérifier que la modification ne remet pas en cause les conditions de la promotion, l’activité approuvée ou les engagements pris auprès de l’administration. Pour le Traité d’amitié, il faut surtout préserver la qualification américaine, le contrôle effectif et la conformité de la chaîne de détention. Une cession de titres, une levée de fonds ou une restructuration doit donc être analysée avant sa réalisation.

Tout dépend de la nationalité de l’investisseur et de la nature exacte du service. Dans le choix BOI vs Traité d’amitié, un investisseur américain pourra se tourner vers le Traité d’amitié. Pour une activité technologique, digitale ou à forte valeur ajoutée, le BOI peut offrir une solution plus complète. Une analyse juridique préalable reste essentielle.